12/09/2010

Collecte 2010



Collecte 2010


Elle commence en Nouvelle Irlande, sur la côte est, où se pratiquent encore les rites Malagan.



Plages de sable fin, platier corallien, cocotiers...



Un petit groupe d'enfants aux cheveux blonds, particularité assez fréquente en Nouvelle Irlande.



Un masque en fabrication, en vue d'une cérémonie prochaine.



Les fibres végétales qui constituent la coiffe du masque peuvent être de la bourre de noix de coco comme c'est le cas ici.





Une démonstration de danse Malagan.

video

Ces masques très fragiles et volumineux doivent être bien protégés pour ne pas se briser lors de leur transport. J'utilise un film plastique noir et des feuilles de bananier séchées.



Plage sous le soleil et la pluie...



Changement de décor, retour dans les Waskuk Hills. C'est la saison sèche, les cours d'eau à sec deviennent des chemins de randonnée.



C'est aussi une région de collines recouvertes de forêt.




Je suis conduit à l'endroit d'une case de cérémonie qui a été mise à terre il y a quelques temps. Trop vieille, une autre sera bientôt construite.






Cependant de superbes poteaux de case encore en bon état ont été laissés à l'abandon ou jetés dans le ravin proche.



Je les collecte.






Retour à la rivière pour atteindre un autre village des waskuk. Ces plaines sont sous les eaux en saison des pluies.





Une case de cérémonie Kwoma.



Une nouvelle marche dans un cours d'eau.



Une vue d'Urumbanj.



Petit matin avant de quitter les Waskuk et une panne de moteur à règler.
L'eau, peu profonde, est saturée de sédiments et végétaux. C'est ce qui lui donne cette couleur orange à cette heure où les rayons du soleil sont rasant.



Les objets collectés sont rassemblés avant d'être chargés sur la pirogue.



Mon déjeuner lors des trajets en pirogue : patate douce, biscuits et corned beef.



Pause involontaire, pas assez d'eau dans le lac de Wagu.



Une autre de mes pirogues part directement vers notre village base.



Nouvelle étape dans les plaines du sépik. Au nord du fleuve, quelques heures de marche conduisent à de très grands villages Sawos.



Ces villages sont accessibles via des chemins qui longent des cours d'eau arborés.




Les traditions des Sawos sont encore trés fortes. Les rites de scarification des jeunes hommes en témoignent.



Un fronton de case de cérémonie



Je suis accueilli par un jeu de percussions sur plusieurs énormes tambours à fente (garamut).



Cette rivière conduit au village mais seules de petites pirogues peuvent l'emprunter.



Outre le faible niveau d'eau, ces pièges à poisson bloquent la circulation des grandes pirogues.



La marche continue dans une zone plantée de palmiers sagoutiers.




Gare aux épines de ces palmiers qui sont très longues.





Une petite case Sawos.


Un guet.



Retour sur le Sépik, la pirogue est pleine.




Un autre village sawos et la partie haute d'une maison de cérémonie où l'on peut voir une sculpture faîtière et un masque de pignon.





Un costume de danse en attente dans une case.



Une autre case.



On voit sur ce cliché le mat qui accueille la sculpture faîtière. La base de ce mat (qui peut mesurer 8m) est sculptée et figure un personnage féminin.






Cette paroi de feuille délimite l'aire réservée à une trentaine d'hommes qui doivent vivre séparés du reste de la tribu.




Ces hommes ont été scarifiés il y a quelques semaines. Ils passeront deux mois à attendre la cicatrisation complète de leur peau, et l'accomplissement des cérémonies qui accompagnent ces rites d'initiation.



Ils dorment ensemble à même le sol sur des morceaux d'écorce et passent le temps à discuter et préparer les costumes et ornements qui seront utilisés lors de la cérémonie de clôture.







Enduire le corps d'argile jaune fait partie du rite.





Retour au fleuve. La grande difficulté de ces villages éloignés de plusieurs km du fleuve, est de ramener les objets à la pirogue, notamment lorsqu'ils sont lourds comme ce garamut ou des mâts de case.



Navigation au lever du soleil.




Au cours de cette expédition, les objets collectés seront si lourds qu'il faudra fixer un treillis de bambou sur trois grandes pirogues pour les transporter.



Alors que nous chargeons, je suis étonné de la manière dont cette femme ramène chez elle du bois de feu. Elle utilise le courant, le contre courant et la coque de sa pirogue.




Nouvelle destination, les îles au large de Wewak en mer de Bismarck. Nous faisons le plein de carburant sur la plage.



Nous n'utilisons plus de pirogue mais une coque plastique. Nous arrivons à Kairiru.



Il pleut, nous restons à l'abri en attendant la fin de l'averse.




La côte ouest de Kairiru.





Une pirogue traditionnelle à balancier, qui peurt aussi comporter un mat et un gréement.



Ces pirogues n'ont pas de safran, elles sont dirigées à l'aide de longues et lourdes pagaies comme nous le montrent ces villageois.



Vue du village de Shagur.



Tous ces coquillages vont être cuits et pillés pour produire cette fameuse chaux consommée avec les noix de betel, ou encore utilisée comme pigment blanc sur nombre d'objets.



Vue paradisiaque de Mushu.



Pirogues de mer.




La côte à l'ouest de Wewak dont les populations sont voisines de celles des iles.



Dernière étape, l'aire Abelam. Sur ces clichés, l'exhibition de grandes ignames longues décorées de masques à igname.




Je suis arrivé peu après une cérémonie de récolte des ignames, raison pour laquelle cette mise en place est encore visible.





Fin du voyage, rendez-vous en Bretagne où tous les objets collectés connaîtront une nouvelle vie.